Au coeur de la Femme Sorcière

Vie intérieure

Au coeur du filet, la matière danse, pèse, voire brûle. L’énergie modèle ma forme comme un océan sans fond. Entre ses vagues, au coeur de son courant, je cherche cette flamme qui lèche toute forme de vie. Ce coeur de diamant qui transforme chaque obstacle en paradis. Perdue dans l’abysse des formes et des textures, cette étincelle palpite et aspire tout ce qui en moi s’agrippe désepérement.

Cette lumière en mouvement révèle les cordes qui me serrent et la rage d’en être prisonnière. Je suis la créature de mon être profond, son rêve en expérience… Son enfant d’os et de chair. 

Dans les robes mouvantes de la matrice une quête résonne… liberté. 

L’obscurité devient douce… Oserais-je ? Aimer ?

La lucidité fend mes corps comme un glaive. Le « oui » est sans appel. 

Sauvage. 

 

Vie extérieure 

Assise sur mon lit, j’observe la pluie et le tonnerre grandissant marteler les vitres. Je pleure, je ris, je suis perdue. Je réalise que la liberté est un apprentissage de pointe.

Et donc ? Je tisse.

Je découvre que je donne mon pouvoir à l’opinion d’autrui. Ho non, non, non. Et si !

Je me fige devant la critique, je tremble et pourtant je continue d’écrire, de m’exposer, de m’exprimer. La transformation en conscience se poursuit à chaque seconde.

Grandir consomme tellement d’énergie. Je me sens riche de mon obscurité pour la première fois. J’observe l’école de la vie, c’est comme un grand nid. J’y trouve des miroirs de courage, d’amour, d’humour et d’espièglerie. Quelle beauté.

Énergie à alchimiser : le chagrin.

Un enseignement ? Transmuter, transformer le plomb en or.

« Il n’est pas aisé de découvrir la Pierre Philosophale. Les alchimistes restaient plusieurs années dans leurs laboratoires, à observer ce feu qui purifiait les métaux. Et tant ils regardaient le feu que, dans leur for intérieur, ils en venaient peu à peu à abandonner toutes les vanités du monde. Alors, un beau jour, ils s’apercevaient que la purification des métaux, en fin de compte, les avait purifiés eux-mêmes. »
Le monde n’est que la partie visible de Dieu. Et l’Alchimie, c’est simplement amener la perfection spirituelle sur le plan matériel.

« Les alchimistes parviennent à réaliser cette transformation. Ils nous montrent que lorsque nous cherchons à être meilleurs que nous le sommes, tout devient meilleur aussi autour de nous. »

L’Alchimiste – Paulo Coelho