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Le Masculin sacré

Découvre ici un article passionnant sur la roue médecine du masculin sacré rédigé par Salomon Nasielski.

L’ENERGIE ROI
Les deux fonctions de l’énergie Roi dans leur plein épanouissement :
1° La fonction d’ordonner, d’organiser.
2° La fonction de féconder et de bénir.

1° Le Roi est assis sur son trône, sur la montagne centrale. De ce point de départ, toute la création irradie, rayonne de façon géométrique dans toutes les directions de son royaume, jusqu’aux limites du royaume. Le « monde » est défini comme cette part-là du réel qui est organisée et ordonnée par le Roi. Ce qui se trouve à l’extérieur des frontières de son influence est de la non-création, le chaos, le démoniaque, un non-monde.

Les Mots, la parole occupent une place privilégiée au sein de cette fonction d’ordonnancement du monde. Voir la Genèse : le Verbe préexiste à tout, et organise le monde, pour l’extraire du chaos. Le Roi physique reçoit les mots, les lois, de l’énergie-Roi, du mythe Roi, ce qui lui confère l’aptitude à mettre le monde en ordre par les mots, les concepts. De là aussi, sa fonction de législateur.

Dans les familles dysfonctionnelles, on constate souvent que lorsque le père est faible, immature, ou absent, et que l’énergie Roi n’est pas suffisamment présente, la famille se trouve plongée dans le désordre et le chaos.

2° La fertilité est une énergie associée à la créativité ; il s’agit donc de l’ordonnancement créatif des choses par les Dieux.
Dans les temps pré-patriarchaux, la Terre-Mère était perçue comme la première force fertile, la première fécondité. Plus tard, il y a eu un glissement des sources de fertilité féminines vers les sources masculines. Ce glissement a été progressif, et ne s’est jamais accompli complètement. Biologiquement, la fertilité, la fécondité, sont le produit de la rencontre, de l’union du masculin et du féminin. Toutefois, dans l’univers plus technique, technicisé, comme dans celui de la maîtrise de la nature, les énergies génératives masculines ont pris le pas. Puis les mythes se sont multipliés des Dieux Pères fécondant d’abondantes déesses, et des divinités féminines de moindre rang, enfin de simples femmes. Baal, de Canaan, après avoir battu le dragon de l’océan chaotique, et parce qu’il aimait la terre, à ordonné l’eau en pluies, rivières et fleuves, ce qui a permis pour la première fois la naissance des fleurs, des plantes, ensuite des animaux, et enfin de l’agriculture.

Déviations

  • Le Tyran et la Mauviette.

Voie d’accès

Accomplir la distance cognitive, tant par la plénitude intégrée, que par son rejet des formes déviées (bipolaires : le tyran, la mauviette). Reconnaître notre relation à cette grandeur et à cette énergie masculine, sans la moindre inflation ni le moindre excès. Garder sa position sur son orbite propre (nous ne sommes pas le soleil). Se concevoir comme le serviteur d’une Volonté, ou Cause transpersonnelle, quel que soit le niveau de statut ou de pouvoir dont on dispose dans la réalité quotidienne. Se concevoir comme l’intendant, le régisseur de l’énergie du Roi, non pour en jouir, mais pour en faire bénéficier tous ceux qui sont dans son royaume, quel que celui-ci soit.
L’énergie Roi constitue la condition sine qua non de la sécurité, tant intérieure que pour les proches.

L’ENERGIE GUERRIER

Elle peut être symbolisée par ce que les Samouraï appellent le DO. L’une des caractéristiques de l’énergie Guerrier est en effet l’agressivité. Elle constitue une attitude devant l’existence faite d’excitation, de vigueur, de stimulant, d’énergisant, de motivant. Elle nous pousse à l’initiative, à l’offensive, et à sortir de la position de tenue, de retenue, de défensive face aux tâches et aux problèmes de la vie. Le conseil des Samouraï était de bondir, de bondir en avant, de sauter dans, de se jeter dans la bataille, en disposant de toute l’énergie du Kî, ou énergie vitale. Les guerriers japonais disaient que la seule façon de se positionner par rapport à la lutte pour la vie est frontale. De même, qu’il n’existe qu’une seule direction : en avant. Il ne s’agit donc pas tant de s’ingénier à tenir une position, comme on dit dans le langage militaire, puisque le seul but utile est de continuer d’avancer. Il s’agit de coller à l’ennemi, non au terrain.

L’agressivité adéquate, dans les circonstances appropriées (stratégiquement avantageuses en regard de l’objectif fixé) constituent déjà la moitié de la victoire. L’adéquation, l’appropriation correcte de l’agressivité se définit au moyen d’une réflexion claire, d’un grand discernement.

Le guerrier est toujours alerte, et ne vit jamais en dormant. Il sait comment concentrer et focaliser son esprit et son corps. Il est attentif. Il est dans l’esprit dit du chasseur comme le définit Juan, dans Le Voyage à Ixtlan, de Carlos Castaneda : le guerrier sait ce qu’il veut, et il sait comment l’avoir. Il emploie donc la clarté de son esprit pour être bon stratège et tacticien. Il sait connaître le terrain.

Ce qui aide à développer cette qualité, cette énergie, outre la pratique et l’entraînement, c’est la conscience constante de l’imminence de sa propre mort. Au lieu de s’en effrayer ou de s’en déprimer, le guerrier recrute un considérable flux d’énergie vitale et une très intense conscience de sa vie. Juan (cf. Castaneda) disait qu’on n’a pas le temps pour les choses sans importance, et que donc il importe de constamment se souvenir que nous vivons avec notre mort comme compagnon éternel.

Il s’agit ainsi de développer l’aptitude à décider rapidement, et ensuite d’agir avec détermination.

Il existe aussi une dimension transpersonnelle dans l’énergie du guerrier : il est loyal à une cause, un Dieu, une personne, ses enfants, une tâche, une nation, plus qu’à lui-même ou qu’à ses intérêts immédiats. Par exemple : la force au service du droit. L’importance de telles loyautés peut passer au-dessus des relations interpersonnelles actuelles.

Une illustration tirée du folklore japonais : un Samouraï était au service d’un maître, qui fut assassiné par un ennemi. Le Samouraï jura de venger son maître, et traqua longuement, difficilement cet assassin. Puis enfin il le trouva, et s’apprêta à le tuer, mais à ce moment, l’assassin cracha au visage du Samouraï. Celui-ci rengaina son sabre et s’en alla. La raison en était que désormais, il n’aurait plus tué l’assassin par service guerrier de son maître, mais par vengeance personnelle, pour un sentiment personnel, ce qui vidait complètement son acte de tout sens valable.

Il y a donc une certaine abnégation dans la dévotion du guerrier à sa cause.
La splendeur de l’énergie guerrier se réalise par la connexion avec les autres énergies de la maturité masculine.

Déviations

  • Le sadisme et le masochisme.

Le militarisme, beaucoup de révolutionnaires et d’activistes : ils tombent souvent dans le paradoxe selon lequel nous devenons ce que nous haïssons. Les chasseurs de tyrans deviennent souvent tyrans à leur tour : manque de perspective transpersonnelle, de détachement, de distance.
Les travaillomanes (vendeurs, enseignants par exemple) : sadiques dans le travail pour la victoire matérielle, temporaire, toujours à refaire.

Voie d’accès

Lorsque l’on accède à cette forme d’énergie, l’on se sent énergique, décidé, courageux, endurant, persévérant, et empreint de loyauté envers un bien plus grand que son propre intérêt personnel. Dans certaines circonstances, il faudra enrichir les énergies Guerrier par les autres énergies masculines mûres : celles du Roi, du Magicien et de l’Amant. Si nous connectons notre énergie Guerrier de la bonne façon, tout en étant « détaché », nous serons chaleureux, empathiques, sensibles et génératifs. Nous nous battrons bien, pour construire un monde meilleur et plus satisfaisant pour tous et pour toutes choses. Nos guerres seront dédiées à la création du nouveau, du juste et de la liberté.

L’ENERGIE MAGICIEN

L’archétype du Magicien se manifeste par le fait qu’il sait, qu’il est le maître de la technologie. De plus, l’homme guidé par son énergie Magicien est capable d’accomplir ses fonctions de ce type par le recours aux processus initiatiques. Il est l’aîné rituel qui guide les processus de transformation, tant à l’intérieur de lui-même qu’à l’extérieur.

Il est un initié, et l’une de ses tâches est d’initier les autres. Il est l’initié de toutes sortes de connaissances secrètes ou cachées. Tout savoir ou savoir-faire qui demande un entraînement spécial constitue le domaine du Magicien. Dès que l’on est en apprentissage, en formation, on se trouve dans la même position que l’apprenti shaman ou médecin-magicien des tribus primitives. Dans cet processus l’on dépense de grandes quantités de temps, d’énergie et d’argent afin d’être initié dans un des rares royaumes des pouvoirs secrets. L’on se soumet à une épreuve qui va mettre en évidence nos capacités et aptitudes à devenir un maître de ces pouvoirs. Et, comme dans toutes les initiations, il n’y a pas de garantie de réussite.

Les deux dimensions de l’énergie Magicien sont analogues à ce qu’en sciences, on appelle la théorie fondamentale (la connaissance pure), et la science appliquée (la technologie, ou canalisation du savoir).

Ces connaissances, cet accès à des savoirs confèrent au Magicien des pouvoirs considérables. Et étant donné qu’il possède la connaissance de la dynamique des flux d’énergie et des configurations naturelles, dans les individus humains autant que dans les sociétés humaines, de même que chez les Dieux (les forces profondément inconscientes), il est un maître qui excelle à la contention, à la maîtrise et à la canalisation du pouvoir.

L’une des forces du Magicien consiste en l’aptitude à dégonfler l’arrogance, surtout celle des rois et des personnages importants. L’archétype Magicien chez l’homme est son aptitude à détecter les duperies, les tromperies, les fausses vérités. Il discerne le mal sous ses masques, sous ses déguisements en « bonnes choses ». Le Magicien pouvait atténuer les excès de l’énergie Roi : il était en quelque sorte le psychothérapeute du Roi. Voir l’influence de Nathan sur le Roi David (chez qui il inspira le repentir pour avoir pris Bethsabée après avoir tué son mari, entre autres), ou de Merlin sur le Roi Arthur, en le rendant de plus en plus conforme à la vraie grandeur royale.

Acquérir la connaissance, et surtout la connaissance de nos motivations inconscientes et du fonctionnement caché de notre psychisme est une tâche difficile, que la plupart des humains répugnent à accomplir. Voir, à ce sujet, le destin persécuté des Gnostiques par l’Eglise Catholique, et la lutte des rationalistes contre les alchimistes, dont la principale tâche consistait à rechercher la conscience profonde de soi, la transformation personnelle, et une plus grande maturité.

De fait, les disciplines qui, actuellement, représentent le mieux l’énergie-Magicien sont la physique sub-atomique, et la psychologie des profondeurs : deux disciplines où les réalités ne sont pas directement observables, et requièrent un apprentis-sage long pour pouvoir être saisies.

Plein épanouissement de l’énergie Magicien : Conscience, intuition (insight) ; les performances habituelles de l’Ego Observant. En Analyse Transactionnelle, cela correspond à une cathexis non-contaminée de l’Etat du Moi Adulte, avec une grande concentration. C’est donc, aussi, l’énergie qui permet de ne pas être submergé par les autres énergies, qui peut les contenir et les contrôler. C’est donc aussi l’énergie qui permet le détachement nécessaire pour réduire l’interférence de processus primaires, de modes de pensée et d’action impulsifs par exemple. La combinaison des énergies Guerrier et Magicien conduit l’action.

Cette énergie contribue significativement au sentiment interne de sécurité.

Déviances

  • Le Manipulateur et le Faux Innocent. Cruel, intéressé, dangereux, menteur. Assoiffé des pouvoirs du magicien, il refuse d’en assumer les responsabilités, ainsi que la voie d’accès à cette énergie.

Voie d’accès

Il est difficile de se sentir séparé de ses émotions les plus fortes sans pour autant les refouler. Cela se réalise par le focusing (Eugène GENDLIN), qui se réalise par la dénomination de chacun de ses sentiments, puis à leur attribuer une couleur, une forme, une consistance, puis à les déposer prudemment sur un coin de la table, ou sur un coussin.

Un patient, phobique et dépressif, avait des cauchemars représentant des ouragans menaçants. L’analyse de ce rêve lui permit d’attribuer ces ouragans à d’importantes rages de sa petite enfance, qu’il avait entretemps refoulées. Puis il put retrouver les origines de ses rages : son père était alcoolique, et de nombreuses scènes d’enfance l’avaient laissé dans une rage qu’il ne lui avait jamais été possible d’exprimer. De plus, il fut victime d’abus sexuels, ce qui ajouta à ses rages contenues.
Son thérapeute l’invita à dessiner ces ouragans, puis à les représenter dans une enceinte isolée par du plomb comme dans un générateur de centrale électrique, puis à dessiner des pylônes électriques et des transformateurs sortant de l’enceinte isolée, et conduisant l’énergie par des fils à des éclairages publics, des maisons, des usines, bref, partout où elle allait pouvoir servir. La vie de ce patient en fut transformée : plus trace de ses phobies, de ses cauchemars, ni de ses dépressions.

L’ENERGIE AMANT

L’un des archétypes de l’énergie Amant est le dieu grec Priape. Le pénis en érection est un symbole sexuel, mais aussi un symbole de la force de la vie : le sang dont il est rempli représente l’esprit, l’énergie, et l’âme. Il s’agit de quelque chose d’éminemment créatif, créateur, et énergisant. La Bible parle de l’amour fraternel, les grecs parlent d’agape, les romains parlaient d’amor, l’union complète d’un corps et d’une âme avec un autre corps et une âme. Ce sont autant d’expressions de l’énergie Amour dans la vie humaine.

Cette énergie peut aussi être symbole de vivacité, vie, passion.

Carl JUNG parle ici de la « fonction sensation », en somme l’expérience sensorielle, celle qui enregistre et explore les formes, les sons, les sensations tactiles, et les odeurs. L’énergie Amant gère également les qualités changeantes du monde psychologique interne, en ce qu’elles correspondent, et sont des réactions aux impressions sensorielles.

Plein épanouissement de l’énergie Amant : L’énergie Amant est l’archétype du jeu, de l’étalage, de l’incarnation saine, d’être dans un monde de plaisir sensuel, et dans son propre corps, sans honte. L’Amant est donc profondément sensuel, sensuellement conscient et sensible au monde physique. Il ressent les choses à travers une conscience esthétique.

Sa sensibilité le conduit à sentir en union avec passion, compassion et empathie. Il ressent que toutes choses sont reliées, de façons parfois mystérieuses. Il conçoit l’univers comme contenu dans un seul grain de sable. Il a ainsi une conscience holographique de l’univers, une image où chaque partie est un reflet de toutes les autres. Il ne se limite pas à voir le monde, il le sent.

De même, sa connexion avec le monde est d’abord sensible, et non pas d’abord intellectuelle. Il est ainsi près des « feux » de l’inconscient, des feux de l’amour.
L’homme qui est en contact avec l’énergie Amant veut toucher et être touché, par tout, sans limites, sans frontières.

Esthétique, mystique, spiritualité, il a l’intuition de l’unicité universelle. Il recherche l’union avec les mystères obscurs, les mystères des forêts.

Son intuition lui permet de « pénétrer » l’autre, d’y lire comme à livre ouvert, et perçoit les moindres humeurs et mobiles secrets.
Sensible, il n’est pas uniquement plaisir, il est également souffrance, douleur. Jésus pleurait pour sa cité, Jérusalem, pour ses disciples, pour toute l’humanité, et prenait sur lui toutes les souffrances du monde, en tant que « l’homme des souffran-ces, l’homme habitué au chagrin » comme le dit la Bible de lui.

Paul disait déjà que l’amour authentique « porte en lui toutes choses », et aussi qu’il « endure toutes choses ». Les Troubadours du Moyen-Age chantaient les exquises « douleurs d’amour » qui en font une part incontournable.

L’on rencontre, enfin, la tension, le bipôle entre sensualité et moralité, amour et devoir, entre « amor et Roma », (Joseph CAMPBELL) où amor représente l’expérience passionnelle, et où Roma représente le devoir, la responsabilité face à la loi et à l’ordre.

Déviances :

  • L’impuissant et le Toxicomane de l’amour
    Au lieu de posséder, de disposer de l’énergie Amant, c’est l’homme possédé par sa sensualité au point d’aller vers sa destruction au lieu d’en disposer comme d’une des énergies les plus créatives et créatrices.
    Il ne voit pas de raison pour limiter ses plaisirs, puisqu’ils semblent infiniment disponibles dans le monde.
    Il en est un homme perdu. Il est déstabilisé, dérouté, décentré par les moindres sensations, les moindres plaisirs, les moindres souffrances. Il n’est pas maître de son destin, de son histoire. Il correspond à ce que le théologien Reinhold Niebuhr appelait « le péché de la sensualité ».

Perdu, il s’agite. Il se sent fragmenté, morcelé, a perdu son unité. Plus qu’aimer, il idolâtre.
Il présente des problèmes que les psychologues nomment problèmes de limites, de frontières.

Son inconscient lui apparaît comme une marée, une vague, provenant du chaos profond de l’océan primitif, duquel l’énergie masculine se doit d’émerger ; cet océan est dans les mythologies identifié à la mère. Il s’agit donc enfin de la Mère qui représente l’objet fusionnant, l’objet claustrophobogène ; l’homme dépendant de l’énergie Amant a donc besoin de développer les structures masculines de son Moi loin de son inconscient « féminin ».
Les hommes possédés par l’énergie Amant sont souvent en dépression chronique.

Voie d’accès

Si l’on conserve fortes les structures du Moi, l’énergie Amant nous aide à nous sentir en relation, connectés, vivants, enthousiastes, compassionnés, empathiques, énergiques, et sentimentaux, romantiques à propos de nos vies, nos buts, notre travail, nos réalisations. Elle nous aide à définir le sens de nos vies et des choses, à saisir notre réalité spirituelle. Elle nous stimule à être idéalistes, à souhaiter un monde meilleur, le bien, l’abondance.

C’est l’énergie qui humanise toutes les autres. Ce sont les autres énergies qui protègent et rendent efficace l’énergie Amant, qui lui garantissent son pouvoir de joie.

CONCLUSION

Il me faut bien dire qu’à mon avis, ces quatre énergies ont été classées comme masculines dans des époques relativement anciennes de nos civilisations, alors que les femmes étaient entièrement exclues d’un grand nombre de rôles, politiques, économiques, sociaux et même familiaux.

En effet, ces énergies se rencontrent aujourd’hui tout autant chez les femmes que chez les hommes, du fait qu’elles ne sont plus reléguées à des tâches strictement maternelles et domestiques. Il y a longtemps déjà en effet, et bien avant Marie Curie ou Gabrielle Petit, qu’il y a eu des femmes Pharaonnes, des impératrices, des femmes chef d’entreprise, pour ne citer que ces exemples. Et je puis témoigner de ce que ma mère, revenue en 1945 des camps d’extermination nazie (alors que mon père avait été gazé et passé au four crématoire à Auschwitz), a immédiatement pris le double rôle de mère et de père de la famille de quatre enfants, en plus de celui de chef d’un petit commerce de papeterie spécialisée, et qu’elle a conduit tous ses rôles de façon ferme, aimante, efficace et quasiment royale.

Et nous, ses enfants, avons plutôt très bien achevé notre croissance sans notre père. Elle a été, devant mes yeux, un exemple incontestable de la pleine possession et de la maîtrise de ces quatre énergies dites masculines, sans devenir moins féminine pour autant.
Que ce modeste écrit lui soit un hommage posthume.

Salomon Nasielski est psychologue, psychothérapeute en pratique privée, formateur de psychothérapeutes. Salomon a été un des pionniers de l’AT en Europe.

Namaste

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